Tarifs et financement

Combien coûte un outplacement en Belgique ?

De 1 800 à 5 500 € selon le régime — et jamais un euro à charge du travailleur. Ce que dit la loi, ce qui est inclus, et ce que coûte le fait de ne rien faire.

Réponse courte : l’outplacement ne coûte jamais rien au travailleur. Il est financé par l’employeur. Sous le régime général (préavis ≥ 30 semaines), la loi fixe la valeur de l’offre à 1/12 de la rémunération annuelle brute, avec un plancher de 1 800 € et un plafond de 5 500 €. Sous la CCT 82bis (45 ans et plus), aucun montant n’est imposé : l’employeur doit financer 60 heures de qualité auprès d’un bureau agréé.

Le prix selon le régime applicable

Régime général : entre 1 800 € et 5 500 €

Pour un travailleur licencié avec un préavis ou une indemnité d’au moins 30 semaines, la loi du 26 décembre 2013 fixe la valeur du reclassement à un douzième de la rémunération annuelle de l’année civile qui précède le licenciement, avec un minimum de 1 800 € et un maximum de 5 500 € hors TVA. Pour un temps partiel, le montant est proratisé.

Quand le contrat est rompu avec une indemnité, l’employeur déduit 4 semaines de rémunération de l’indemnité de rupture pour compenser ce coût. Depuis le 1er janvier 2016, cette déduction s’applique que le travailleur accepte ou non l’offre — sauf s’il est médicalement inapte à suivre le programme. C’est la raison pour laquelle refuser est rarement une bonne idée : on perd les quatre semaines sans rien recevoir en échange.

CCT 82bis : pas de prix légal, mais un contenu obligatoire

Pour les travailleurs de 45 ans et plus ayant un an d’ancienneté et un préavis inférieur à 30 semaines, la CCT 82bis n’impose pas de montant. Elle impose un contenu : 60 heures minimum sur 12 mois, auprès d’un prestataire agréé, avec bilan, CV, préparation aux entretiens, stratégie de recherche et soutien psychologique. Aucune retenue n’est opérée sur l’indemnité du travailleur.

Dans la pratique, les tarifs du marché bruxellois s’inscrivent dans une fourchette comparable à celle du régime général.

Le vrai coût, c’est de ne rien faire

Un employeur qui ne propose pas d’outplacement à un travailleur de 45 ans et plus qui y a droit doit verser à l’ONEM une contribution de 1 800 €, dont 300 € de frais administratifs. Il paie donc plus cher que l’outplacement lui-même, sans aucun bénéfice — ni pour le collaborateur qui part, ni pour le climat social de l’entreprise.

Sous le régime général, l’employeur qui n’a pas fait d’offre valable perd le droit de déduire les 4 semaines de l’indemnité de rupture. Là encore, l’économie apparente se retourne contre lui.

Ce que comprend un outplacement de qualité

  • un bilan de compétences et de motivation, individuel ;
  • la refonte du CV et des lettres de motivation, l’optimisation du profil LinkedIn ;
  • la préparation aux entretiens : simulations, tests de recrutement, négociation salariale ;
  • une stratégie de recherche couvrant le marché caché, le réseau, les agences, Actiris et le Forem ou le VDAB ;
  • un accompagnement psychologique après le licenciement ;
  • un suivi jusqu’à 12 mois, avec reprise possible si le nouvel emploi est perdu dans les 3 mois ;
  • les attestations exigées par l’employeur, l’ONEM et le secrétariat social.

Méfiez-vous des offres très basses qui ne couvrent pas réellement les 60 heures : elles exposent l’employeur au même risque que l’absence d’offre, puisque le programme doit être conforme pour être valable.

Et sur le plan fiscal ?

Pour l’employeur, le coût de l’outplacement est une charge professionnelle déductible et la TVA est récupérable selon le régime habituel. Pour le travailleur, il ne constitue pas un avantage imposable. À vérifier avec votre secrétariat social ou votre comptable selon votre situation.

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Notre bureau, agréé en Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie sous le numéro 00089/406/20121022, remet une offre conforme sous 24 heures ouvrables, comprenant le programme détaillé, le calendrier des 60 heures et les documents exigés par la loi.

À lire aussi : le guide complet de la CCT 82bis et les obligations de l’employeur.

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Sources : SPF Emploi, Travail et Concertation sociale ; ONEM ; Conseil National du Travail, CCT n° 82 et 82bis. Informations à jour au 22 septembre 2026, fournies à titre informatif : chaque situation doit être vérifiée au cas par cas.

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