Licencié après 45 ans à Bruxelles : vos droits.
Votre employeur doit financer 60 heures d’accompagnement. Les délais à ne pas laisser passer, et les cinq démarches à faire dès maintenant.
L’essentiel : si vous avez 45 ans ou plus, un an d’ancienneté et que vous êtes licencié hors motif grave dans le secteur privé, votre employeur doit vous proposer et financer un outplacement de 60 heures dans les 15 jours suivant la fin de votre contrat. Vous ne payez rien, et cet accompagnement augmente nettement vos chances de retrouver un poste rapidement.
1. Vérifiez de quel régime vous relevez
- Préavis ou indemnité de moins de 30 semaines : vous relevez de la CCT 82bis. L’outplacement est obligatoire pour l’employeur comme pour vous, et aucune retenue n’est opérée sur votre indemnité.
- Préavis ou indemnité de 30 semaines ou plus : vous relevez du régime général. L’offre vaut entre 1 800 € et 5 500 €. Si vous êtes rompu avec indemnité, quatre semaines de rémunération sont déduites, que vous acceptiez ou non — autant en profiter.
Un doute ? Le test d’éligibilité prend trente secondes.
2. Attendez l’offre, mais pas trop longtemps
Votre employeur dispose de 15 jours après la fin du contrat pour vous envoyer une offre par lettre recommandée. Vous avez ensuite un mois pour l’accepter par écrit — quatre semaines sous le régime général.
Si rien n’arrive, mettez-le en demeure par recommandé dans le mois. S’il ne réagit toujours pas, adressez-vous à l’ONEM : il organisera votre outplacement et réclamera 1 800 € à votre employeur. Nous fournissons un modèle de lettre de mise en demeure sur simple demande.
3. Acceptez : refuser peut coûter cher
Sous la CCT 82bis, refuser une offre valable, ne pas répondre ou ne pas collaborer au programme peut entraîner une exclusion des allocations de chômage de 4 à 52 semaines. Sous le régime général, une sanction est aussi possible, et vous perdez de toute façon les quatre semaines déduites. Dans les deux cas, accepter est la décision rationnelle : le programme est payé par l’employeur et vous appartient.
4. Inscrivez-vous chez Actiris et demandez vos allocations
Dès la fin de votre contrat, inscrivez-vous comme demandeur d’emploi auprès d’Actiris, en ligne ou en agence, et introduisez votre demande d’allocations via votre organisme de paiement — syndicat ou CAPAC — avec le formulaire C4 remis par l’employeur.
L’outplacement est parfaitement compatible avec les allocations : les heures suivies comptent comme des démarches actives de recherche d’emploi.
5. Tirez le maximum de vos 60 heures
Un bon accompagnement pour un profil expérimenté travaille cinq leviers :
- Le rebond psychologique : digérer le licenciement, reconstruire la confiance, éviter l’isolement — c’est souvent ce qui fait la différence sur la durée.
- Le bilan : identifier vos compétences transférables et vos motivations réelles, parfois vers un autre métier ou vers l’indépendance.
- Les outils d’aujourd’hui : un CV lisible par les logiciels de tri, un profil LinkedIn actif, la maîtrise des entretiens vidéo et des tests de recrutement.
- Le réseau : une large part des postes expérimentés se pourvoit par le marché caché. Cela se travaille méthodiquement, pas au hasard.
- La négociation : salaire, package, conditions — et parfois la reconversion via les formations d’Actiris et de Bruxelles Formation.
Chez nous, vous avez la possibilité de suivre ces 60 heures en format intensif de 8 jours à Bruxelles, en groupes de dix personnes maximum, dans les deux mois qui suivent la fin de votre contrat. Vous repartez avec un CV, un profil LinkedIn et un plan d’action finalisés.
Les erreurs à éviter
- Signer une convention de rupture qui « renonce » à l’outplacement sans avis : sous la CCT 82bis, ce droit est d’ordre public.
- Laisser passer le délai d’un mois pour répondre ou pour mettre en demeure.
- Attendre la fin du préavis pour commencer à chercher : le programme peut démarrer pendant le préavis.
- Négliger l’inscription chez Actiris, qui conditionne vos allocations et ouvre l’accès aux primes et aux formations.
Vous venez d’être licencié et vous avez des questions ? Appelez-nous au 02 534 38 00 — réponse sous 24 heures ouvrables, sans engagement.
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Employeur ou travailleur licencié : réponse sous 24 heures ouvrables, sans engagement.
Sources : SPF Emploi, Travail et Concertation sociale ; ONEM ; Conseil National du Travail, CCT n° 82 et 82bis. Informations à jour au 22 septembre 2026, fournies à titre informatif : chaque situation doit être vérifiée au cas par cas.